Champion du monde et double champion de France, Thomas Tarou peut s’imposer à Montlouis, ce week-end.
(Photo archives cor. NR, S. B.)
Champion du monde et double champion de France, Thomas Tarou peut s’imposer à Montlouis, ce week-end. (Photo archives cor. NR, S. B.)
L’épreuve change de formule
cyclisme - trophée handisport de montlouis
Faute de participants, le Trophée para-cycliste André-Auberger a dû se réinventer. Et c’est donc dans une version remodelée que l’épreuve regroupera un beau peloton, ce week-end.
Cor. NR : Serge Brard
Vieux de cinquante ans, le Trophée handisport tel qu’on l’a connu a cessé d’exister. La formule à la source de son succès, qui associait un coureur professionnel à un cycliste handicapé, ne fonctionnait plus, faute de volontaires. À ses débuts, l’épreuve ne rassemblait jamais moins d’une douzaine de coureurs de premier plan, tels Raymond Poulidor, Luis Ocana, Bernard Thévenet ou encore Joop Zoetemelk. Mais, au fil des ans, les vedettes du cyclisme se sont faites de plus en plus rares à Montlouis. En 2024, on ne comptait plus que deux pros d’équipes continentales au départ : Jérémy Leveau et Morné Van Niekerk.
Un nouveau visage qui semble séduire les prétendants à la victoire
Les organisateurs de l’AS Montlouis ont donc décidé de s’orienter vers la formule d’une compétition sportive officielle, s’éloignant du folklore qui caractérisait ce Trophée handisport. Cependant, on regrettera Daniel Mangeas, le célèbre speaker, qui donnait du relief à l’épreuve, et les invités prestigieux qui attiraient le public : Raymond Poulidor, un des artisans du succès de cette manifestation, mais aussi Marc Madiot, Roger Legeay et Jean-Pierre Danguillaume, restés fidèles au Trophée jusqu’au bout.
Ce week-end, l’épreuve garde son titre, Trophée Para-cycliste André-Auberger, du nom de son emblématique créateur. Mais c’est le sous-titre qui fait toute la différence : finale de la Coupe de France para-cycliste (1). Nous sommes bien en présence d’une compétition officielle courue sur deux jours, un nouveau schéma redonnant de l’élan aux athlètes para-cyclistes qui, eux aussi, désertaient Montlouis ces dernières années. Ils étaient 39 inscrits en 2024, ils seront 67 ce week-end. Une belle progression.
Parmi eux se trouve Thomas Tarou. Même s’il émarge dans la catégorie des athlètes les plus handicapés (MC1), le coureur de l’UV Descartes n’a pas dételé depuis ses championnats du monde victorieux en août. Il continue de s’adonner à un entraînement poussé, ce qui lui a valu la victoire devant les valides à Montlouis, le 21 septembre.
Tarou part donc avec un moral de vainqueur. Il trouvera face à lui Maxime Manzoli, Hyacinthe Aubery ainsi que Benjamin Duquesnes, tous du club de Seynod et tous leaders de la Coupe de France dans leur classe de handicap (MC2, MC3, MC4).
Autre leader de la Coupe de France, de tandem cette fois, Alexandre Querrec sera l’homme à surveiller dans cette spécialité. Les handbikes constitueront un peloton d’importance record à Montlouis, avec 21 engagés. Johan Quaile (Mulhouse), double médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Paris et champion du monde de relais mixte en 2023, en est le favori avec Andy Birée (Poitiers) et Sébastien Rio (Ploërmel).
Cor. NR : Serge Brard
(1) Classement de cette finale de Coupe de France selon l’addition des temps des deux épreuves, en ligne et contre-la-montre.